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Legalplace vs Legalstart vs Avocat : alternative legaltech pour la Création d’Entreprise

🔄 Mis à jour le 28 janvier 2026 • ⏱️ Temps de lecture : 12 min

Depuis quelques semaines fleurissent les publicités à la TV : Legalstart, LegalPlace ou encore Dougs promettent une création d’entreprise en moins 48h pour quelques dizaines d’euros. C’est rapide, c’est fluide, c’est moderne. C’est tentant. Très tentant même, quand on lance son projet et qu’on surveille chaque euro de trésorerie.

Mais en tant qu’avocats accompagnant quotidiennement des entrepreneurs dans les Hauts-de-France, nous voyons arriver dans nos bureaux la « deuxième vague » : des entrepreneurs bloqués un an plus tard par des statuts inadaptés, une option fiscale mal cochée ou un conflit d’associés ingérable. Confondre vitesse et précipitation est souvent la première erreur de gestion d’un dirigeant.

Alors, faut-il fuir les LegalTechs ? Pas forcément. Tout dépend de votre projet. Voici le comparatif honnête entre legaltechs et avocats pour vous aider à décider, en distinguant l’administratif (la paperasse) du stratégique (votre avenir).

Le Match : Plateforme vs Avocat en un coup d’œil

CritèresLEGALSTART / LEGALPLACEVIEW AVOCATS (Lille)
Le PrixAppel d’offre bas (0€*), mais options payantes souvent nécessaires.Forfait fixe et transparent. Pas de coûts cachés mensuels.
Le ConseilInterdit par la loi. Information généraliste uniquement.Conseil Juridique. Analyse fiscale, contractuelle et sociale personnalisée.
SécuritéAucune responsabilité en cas d’erreur de rédaction.Responsabilité Civile Pro. Vous êtes couvert en cas de problème.
Sur-mesureNon. Statuts standards (copier-coller).Oui. Rédaction de clauses spécifiques (conflits, sortie, etc.).
RelationTicket support / Chatbot.Rendez-vous physique ou visio avec un avocat dédié.

*Attention aux abonnements tacites souvent inclus dans les offres « gratuites » des plateformes.

L’illusion du nom : des startup « Legal » mais pas des Avocats

Avant d’entrer dans le comparatif, il faut dissiper un malentendu savamment entretenu par le marketing.

En s’appelant Legalstart ou LegalPlace, ces plateformes utilisent un terme qui rassure. Dans l’inconscient collectif : « Legal » = Droit = Sécurité.

Mais attention à la confusion des genres. En France, le Conseil Juridique est une activité réglementée, couverte par un monopole strict appartenant aux professionnels du droit (Avocats, Notaires…).

Pourquoi est-ce essentiel de rappeler cela ?

  • Ces plateformes n’ont pas le droit de fournir un conseil juridique personnalisé.
  • Elles délivrent de l’information généraliste et des outils de remplissage automatisés
  • Toute recommandation spécifique relèverait de l’exercice illégal du droit, quand bien même ces sociétés disposeraient de juristes
  • Tout ce que peuvent faire ces plateformes, ce sont des démarches non pas juridiques, mais administratives à savoir, vous accompagner pour obtenir un Kbis.

En synthèse :

  • Une plateforme vend de la technologie et de l’administratif (un logiciel générant un PDF standardisé).
  • Un avocat vend du Droit (une analyse juridique destinée à sécuriser l’activité future de l’entrepeneur).

Est-il risqué de créer son entreprise avec une plateforme ?

La réponse courte ? Non, ce n’est pas risqué pour la démarche administrative pure (obtenir un numéro SIRET). Mais OUI, c’est risqué pour la viabilité financière et juridique de votre entreprise à moyen terme si vous êtes confrontés à des litiges avec vos clients ou vos associés.

Pour comprendre, il faut regarder ce que l’algorithme de LegalPlace ou LegalStart ne fait pas.

1. Le limitation du Risque Stratégique et juridique (La ceinture de sécurité)

Une image vaut lieux que 1000 mots : la startup délivre le permis de conduire, l’avocat attache la ceinture de sécurité et vous propose des aides à la conduite.

C’est le point critique qui différencie des entreprises délivrant des Kbis et un avocat : l’absence de conseil. Une plateforme est un exécutant. Si vous lui demandez de créer une SASU à l’Impôt sur le Revenu (IR) alors que ce n’est pas du tout adapté à votre situation personnelle (chômage, patrimoine, famille), elle le fera sans sourciller. L’avocat vous interorgera sur votre projet et vous conseillera sur la mailleurs forme et le régime le plus adapté à votre besoin. Il vous avertira également sur les risques que vous pourriez rencontrer dans votre activité et les moyens de les éviter (en vous proposant de rédiger également vos Condtions Générales de Vente par exemple ou en suggérant la mise en place d’un Pacte d’Associé).

L’exemple concret : Nous avons vu récemment un consultant lillois perdre une partie significative de ses revenus nets la première année. Pourquoi ? Le statut juridique choisi l’empêchait d’optimiser le cumul de ses dividendes avec ses indemnités Pôle Emploi (ARE). La start up que le client avait consulté ne connaissait pas sa situation familiale.

Un autre exemple que nous recontrons habituellement : Un entrepreneur décide de s’installer comme autoentrepreneur. En analysant son CA et son résultat, il apparaît qu’il aurait pu faire des dizaines de milliers d’euros de bénéfices en plus s’il était passé en EURL dès le début de son activité… Un sacré retour sur investissement au regard du prixraisonnable que lui aurait coûté un conseil d’un professionnel du droit.

Notre approche en tant qu’avocat : Nous ne vous demandons pas « Que voulez-vous créer ? ». Nous demandons « Quel est votre projet ? puis nous analysons votre situation : Quels sont vos revenus ? Avez-vous des enfants ? Quelle est votre stratégie de sortie ? ». Nous optimisons votre revenu net disponible. Il ne s’agit pas juste pas juste d’immatriculer votre entreprise.

2. Le Risque Juridique Opérationnel (Le « Bouclier »)

Les plateformes vendent des documents « au kilo », basés sur des templates génériques. Cela pose trois problèmes majeurs :

  1. Les CGV (Conditions Générales de Vente) : Si vos CGV sont standards, elles ne protègent pas vos spécificités métier. En cas de contrôle de la DGCCRF (surtout en B2C) ou de litige client, elles peuvent être déclarées inapplicables.
  2. La Facturation : Une plateforme ne vérifie pas si vos factures contiennent les mentions légales spécifiques à votre secteur.
  3. Le Conseil Juridique Annexe : Certaines activités nécessitent d’obéir à des règlementations précises ou requièrent des démarches juridiques particulières.

La conséquence ? En cas d’impayé ou de non-conformité, il est souvent diffcile de redresser la barre si rien n’est prévu dans les statuts ou les CGV. Le rôle de l’avocat rédige du sur-mesure pour sécuriser votre trésorerie et votre activité.

3. Le Risque Sociétaire (La « Paix » entre associés)

Si vous êtes seul, la question ne se pose pas. Mais si vous êtes plusieurs, c’est une zone critique. Les statuts types des plateformes ne prévoient pas (ou très mal) les modalités particulières et les besoins spécifiques. Que se passe-t-il si un associé ne travaille plus ? S’il divorce ? S’il veut vendre ses parts à un concurrent ? Comment gérer un conflit ?

La plus-value de l’Avocat : Nous rédigeons un Pacte d’Associés. C’est le « contrat de mariage » qui prévoit les conditions d’eventuelles difficultés dans le couple, voire d’un éventuel « divorce » pour éviter que la séparation ne tue l’entreprise. Sans cela, c’est souvent la paralysie et la dissolution judiciaire. Sans parler de la difficulté de diriger une entreprise lorsque deux associés sont incapables de s’adresser la parole…


Le Verdict : Quand utiliser une plateforme vs un Avocat ?

Pour décider, ne regardez pas seulement le prix de la création, mais la complexité de votre projet.

❌ N’ALLEZ PAS sur une plateforme si :

  • Vous avez des associés : Le pacte d’associés est impératif pour votre sécurité.
  • Votre activité est réglementée ou complexe : Vente aux particuliers (B2C), collecte de données, transport, ou gros contrats B2B avec enjeux financiers.
  • Vous hésitez sur le montage fiscal/social : Vous avez besoin d’une simulation chiffrée (Rémunération vs Dividendes), pas d’un tableau générique.
  • Vous avez des actifs à protéger : Besoin de séparer l’immobilier de l’exploitation ou de protéger une marque forte.

✅ Vous pouvez utiliser Legalstart/LegalPlace (en connaissance de cause) si :

  • Vous êtes seul (Projet Solo) : Freelance, Consultant, en Micro-entreprise ou SASU simple.
  • Votre business model est ultra-simple : Pas de stock, pas de salariés, pas de locaux, vente de prestations intellectuelles classiques.
  • Vous savez DÉJÀ exactement ce que vous voulez : Vous avez déjà vu un expert-comptable pour le conseil, et vous utilisez la plateforme uniquement comme un « outil de saisie » pour payer moins cher les frais de greffe.

Le mythe du prix : Coût caché vs Responsabilité

L’argument numéro 1 des LegalTechs, c’est le prix d’appel : « Créez votre SAS pour 0€ + frais de greffe ». Attention aux astérisques. Ces offres cachent souvent des abonnements mensuels récurrents ou des frais additionnels pour obtenir le Kbis rapidement.

Surtout, la vraie question financière est : Qui paie en cas d’erreur ? Lisez les Conditions Générales de ces sites : ils déclinent toute responsabilité en cas d’erreur dans le choix du statut ou la rédaction. Vous êtes seul face à l’administration ou vos associés.

Lorsque vous passez par un avocat, il ne s’agit pas de simpletement réaliser des formalités d’enregistrement au greffe. C’est un véritable accompagnement pour cadrer et anticiper tout ce qui pourrait vous arriver lors du lancement de votre entreprise et à l’avenir.

Le coût n’est d’ailleurs pas aussi élevé que pourraient le laisser penser certaines startups spécialisées dans la création d’entreprises.

Chez View Avocats, nous proposons un pack complet de création d’entreprise pour effectuer vos démarches, analyser juridiquement votre situation et vous accompagner dans la rédaction des documents nécessaires à la sécurisation de votre activité à partir de 500 euros HT. La rédaction d’un pacte d’associés, plus complexe et spécifique à chaque entreprise s’élève en général dans les cas les plus courant à envrions 1500 € HT.

Certes le prix peut paraître important lors de la création d’une société, mais c’est le prix de votre tranquillité d’esprit et cette prestation ne peut être confiée qu’à un avocat. Par ailleurs, les prix pratiqués par notre cabinet se veulent raisonnable et équilibrés : Une prestation sur-mesure et de haut niveau à un tarif raisonnable au regard de la concurrence.

Besoin d’un accompagnement pour créer votre société en toute sécurité ?

La création d’une société ne s’improvise pas. Au-delà des formalités administratives, vous avez besoin de sécuriser votre projet et d’éviter les pièges dès le départ. View Avocats vous accompagne dans :

  • La rédaction de statuts et de documents juridiques sur-mesure adaptés à votre activité
  • L’accomplissement de toutes les formalités d’immatriculation
  • La protection contre les arnaques post-création
  • Le conseil juridique tout au long de la vie de votre société

➡️ Baptiste Leroy et l’équipe View Avocats vous accompagnent dans la création et la sécurisation de votre société partout en France.

Prendre rendez-vous avec Baptiste

Pourquoi choisir un partenaire local à Lille ?

Au-delà du juridique, créer son entreprise est une aventure humaine. Être accompagné par un cabinet ancré à Lille, c’est bénéficier d’un réseau. Nous connaissons les spécificités du Greffe du Tribunal de Commerce de Lille Métropole, nous travaillons avec les banques de la région et les experts-comptables locaux.

Avoir un avocat en face de soi, avec qui l’on peut boire un café pour débloquer une situation, vaudra toujours plus que dix tickets ouverts auprès d’un support client délocalisé.


Vous ne savez pas si votre projet est « Simple » ou « Complexe » ?

Ne jouez pas votre avenir à la roulette russe administrative. Nous proposons des forfaits de création transparents (incluant le conseil stratégique) pour lancer votre activité sur des bases saines.

Faites le test lors d’un premier échange téléphonique gratuit.

Vous souhaitez évaluer le prix de nos prestations dans d’autres domaines ?

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FAQ

Questions fréquentes sur la création d’entreprise

Quelle est la différence de prix réelle entre Legalstart et un Avocat ?

Les plateformes attirent avec des prix d’appel (0€ ou 99€), mais la facture monte vite avec les options « Express », « Kbis », ou les abonnements mensuels récurrents. Avec un avocat, le tarif est souvent forfaitaire (à partir de 500€ HT chez View Avocats). La différence : l’avocat engage sa responsabilité professionnelle. Si les statuts sont mal rédigés, vous êtes couverts. Avec une plateforme, vous êtes seul responsable.

Le délai est-il vraiment plus long avec un avocat ?

C’est un mythe. Une fois le dossier complet, nous effectuons les démarches de manière dématérialisée auprès du Greffe, exactement comme une LegalTech. Vous obtenez votre Kbis en 24h à 48h. La seule différence est le temps pris en amont pour réfléchir à la bonne stratégie, une étape que les plateformes sautent.

J’ai déjà créé mes statuts sur LegalPlace, pouvez-vous les relire ?

Oui. Nous intervenons régulièrement pour corriger des statuts mal adaptés ou modifier une répartition du capital. Il est souvent plus coûteux de modifier une société existante (frais de greffe modification + annonce légale) que de bien la créer dès le départ, mais nous pouvons rectifier le tir.